CADILLAC COUPé DE VILLE, 1957

Ecrit par René St-Cyr | 2015-09-29

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Chez Cadillac, comme dans toutes les usines, quand la Deuxième Guerre mondiale cessa, en 1945, les usines abandonnèrent la production d’armes de guerre, pour remettre les chaines de montage en place, pour se préparer à reprendre la production des véhicules pour les civils.  Les matrices des modèles 1942, n’ayant que très peu été utilisées, elles furent remises en service, pour fabriquer les modèles 1946.

C’est avec l’arrivée de l’année 1948 qu’une nouvelle carrosserie fut présentée au public.  Cette carrosserie était partagée par Cadillac et Oldsmobile.

En 1949, la gamme s’enrichissait d’un nouveau modèle, soit une coupée à toit rigide.  Selon la légende, l’idée de cette nouvelle voiture proviendrait du fait que la femme d’un des styliciens avait une décapotable.  Elle roulait toujours, avec le toit levé et les vitres baissées.  En voyant la voiture avec le toit toujours levé, cela donna l’idée au stylicien de dessiner une voiture sans le pied B, soit le montant central, pour lui donner le même profil qu’une décapotable.  Son dessin fut adopté immédiatement et attribué aux trois marques de gamme supérieure, soit Cadillac, Buick et Oldsmobile 1949, sous le nom de Holiday chez Oldsmobile, Riviera chez Buick et Coupe de Ville chez Cadillac. 

General Motors Corporation est la compagnie qui appliqua l’obsolescence planifiée, dans l’industrie automobile.  Pour assurer une demande constante pour les automobiles neuves, des changements esthétiques étaient apportés aux carrosseries, avec des changements au niveau de la calandre et des feux l’arrière.  Avec ces changements ponctuels, dès que les individus les voyaient, un désir térébrant de changer leur auto pour cette nouvelle merveille les torturait.  Le pire, est que cela fonctionne très bien, encore aujourd’hui.

Cependant, tout bon gestionnaire vous le dira, dans le monde ultra compétitif de l’industrie de l’automobile, quand vient le temps d’apporter des changements esthétiques ou mécaniques, à un véhicule, il faut le faire avec beaucoup de parcimonie et de prudence.

Chez Cadillac, en 1957, ils avaient jeté le manuel du parfait gestionnaire aux orties.  Jamais, de toute l’histoire de cette marque, autant de changements n’avaient été apportés à une automobile.  Bien que le moteur soit demeuré le même, on lui avait apporté une foule de changements.  Son taux de compression, était passé de 9,75:1 à 10,00:1, ce qui augmentait sa puissance de 285 ch à 300 ch.  Toutefois, la transmission Hydra-Matic, fournie en équipement de base, sur la Série 62, depuis 1950 était demeurée la même.  Cependant, sur les autres composantes de la voiture, la Cadillac 1957 était nouvelle.

Le changement le plus notable était certainement son nouveau châssis.  De type échelle, il était devenu tubulaire, disposé en X.  Les longerons étaient disparus.  Les côtés de la carrosserie étaient maintenus par des outriggeurs fixés sur la poutre centrale du châssis.  Sa rigidité était supérieure de 16 %, comparativement à celle de l’ancien modèle de châssis.  Un autre avantage était sa facilité d’être adaptable à tous les empattements.  Il permettait également d’abaisser le plancher de l’habitacle, ainsi que les seuils des portières.  Son seul point faible était l’absence des longerons, ce qui laissait les passagers sans protection en cas d’impacts latéraux.

Le centre de gravité plus bas de la carrosserie améliorait la tenue de route de la voiture.  Sa suspension avant avait adopté les joints à rotule, que la Lincoln utilisait depuis 1952.  Les ingénieurs avaient profité de la conception d’un nouveau châssis, pour modifier les voies avant et arrière, soit la distance transversale entre les roues d’un même essieu.  La voie avant était plus large, alors que la voie arrière était plus étroite que celles des modèles précédents.  Cette différence améliorait grandement la tenue de route de la voiture, ce qui la rendait plus stable, en réduisant les oscillations latérales.  Les journalistes spécialisés en reportages automobiles étaient enchantés de la tenue de route de la Cadillac, en la décrivant comme étant à la fois douce et ferme, en manifestant très peu de tangages et de roulements, même sur une route de mauvaise qualité.  La voiture affichait une forte inclinaison quand elle négociait une courbe raide.  Toutefois, selon les journalistes ce mouvement n’incommodait pas les passagers.

En 1957, malgré son moteur V-8 d’une cylindrée de 364 p. c. et ses 300 ch, la Cadillac ne pouvait pas se qualifier comme la reine des pistes d’accélération.  De toute façon, la clientèle auquel Cadillac s’adressait n’était pas à la recherche de performances flamboyantes.  Les acheteurs de Cadillac se contentaient des performances fournies par son V-8 qui étaient quand même dans la bonne moyenne, avec une accélération de 0 à 60 m/h, en 10,9 secondes.

Sa carrosserie était complètement nouvelle.  Son dessin était visiblement inspiré de celui des voitures concepts Park Avenue, La Espada et la El Camino, pour le Motorama de 1954.  Le dessin final avait été raffiné afin de donner à la Cadillac une carrosserie plus moderne et plus attrayante.  Les ailerons, qui étaient devenus indissociables de la Cadillac, depuis 1948, avaient encore augmenté de volume, pour devenir encore plus proéminents, influencés par les empennages de fusées qui ornaient les Cadillac Eldorado décapotables, 1955.  Le nouveau dessin de la Cadillac la faisait paraitre plus mince et moins corpulente que ses prédécesseures.  En fait, elle était moins large que la Cadillac 1956 que d’un dixième de pouce.  Sa silhouette, qui semblait plus mince, cachait en fait un embonpoint de 200 livres supérieur à celui des modèles antérieurs.

La sécurité des passagers faisait un début timide, dans l’aménagement du tableau de bord.  Toutes les commandes étaient encastrées dans le tableau qui était rembourré.  Le frein de stationnement était activé par une pédale.  Parmi les aménités offertes, au conducteur, se trouvaient plusieurs gadgets, tels qu’une touche de déclenchement du couvercle du coffre, avec une lampe témoin indiquant que le coffre était mal fermé, une radio AM, branchée sur une antenne à commande électrique.  Pour la première fois, un régulateur de vitesse était inscrit sur la liste des options. 

Notre vedette, Cadillac Coupe de Ville, qui appartient à M. Henry Landry a été construite, au cours de la période, des années cinquante, en 23 813 exemplaires, alors que l’économie était florissante, les emploies nombreux et que la nouvelle génération, témoins des guerres depuis des années, vivait enfin une période de paix.  Elle commençait le long et difficile combat de la libération des dictats et des jougs oppressifs des religions, au son des dernières chansons sur le rythme Rock & Roll.

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