BUICK SPECIAL 1951 SéRIE 41 D

Ecrit par René St-Cyr | 2017-06-09

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À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1945, les manufacturiers d’automobiles entreprenaient une vaste reconstruction de leurs usines d’assemblage, afin de reprendre la production de véhicules, automobiles et de camions, pour répondre à la demande criante, qui existait, à cette époque, pour regarnir le parc automobile, qui était devenu pratiquement vide, par attrition, au cours de la guerre.  La production des véhicules destinés à répondre aux besoins civils avait été arrêtée, le 2 février 1942.  Les usines de Buick avaient été modifiées, pour assembler le char d’assaut M 18 Hellcat.  Ce tank était un destructeur de chars d’assaut, grâce à son canon de 76 mm...Son blindage était réduit au minimum.  Face aux Panzers allemands, il devait sa survie à sa vitesse de fuite élevée, que lui permettait sa légèreté et à son moteur Continental.

Dès que les usines furent prêtes à fonctionner, avec les chaines de montage remises en place, la production pouvait reprendre.  Le fait qu’aucune voiture neuve n’était prête à être produite fut rapidement réglé, en ayant recours à l’outillage utilisé en 1942, qui était encore pratiquement neuf.  On apporta quelques changements mineurs, aux carrosseries et voilà, de nouveaux modèles 1946 à mettre sur le marché.  Les besoins étaient si grands que la production de ces modèles 1946 se chiffra à 156 080 véhicules, soit 7 % de la production totale de l’année.

Quelques changements esthétiques mineurs furent apportés à la calandre.  Ce fut suffisant pour faire augmenter les ventes de l’année 1947 jusqu’à 267 830 Buick vendues.  La production augmenta encore, en 1948, pour atteindre 275 503, ce qui classait Buick au quatrième rang au palmarès des ventes.  Toutefois, Buick établissait un jalon, dans le monde de l’automobile, en offrant sa première boite de vitesse automatique, soit la Dynaflow offerte en tant qu’option,sur la Roadmaster.  Et elle était offerte seulement sur la Roadmaster.  La demande explosa et en seulement deux ans, 85 % des Buick qui sortaient de l’usine d’assemblage étaient équipées d’une Dynaflow.  En plus de la nouvelle transmission, Buick offrait une toute nouvelle carrosserie, en 1949.  Cette fois, son dessin était entièrement nouveau, bien qu’il s’agissait d’une variation sur le même thème.  En fait, cette carrosserie appartenait à la famille de la plateforme C, conçue pour la Oldsmobile 98 et la Cadillac, en 1948.  Pour une raison inconnue, chez Buick on passait son tour, en 1948, pour l’adopter, finalement, en 1949.  Cette année voyait également arriver sur le marché une nouvelle carrosserie à toit rigide.  Ce concept avait été inventé par Chrysler, en 1946, qui, sans doute, par manque de vision du futur l’avait abandonné.

Bien que la carrosserie était nouvelle, en 1949, un nouveau dessin était adopté, en 1950.  La Buick de cette mouture était différente de tout ce que la marque Buick avait produit, jusqu’à cette date.

Le stylicien, Ned Nickles, qui était un protégé de Harley Earl, qui lui, était le flamboyant responsable des studios de dessins, travaillait avec Henry Lauve.  Les trois avaient une admiration sans bornes, pour les décorations clinquantes, en chrome.  Sur la Buick Roadmaster 1950, ils débutèrent par les incontournables baguettes de flanc chromées, puis décidèrent de donner des complexes d’infériorité aux baleines, en remplaçant le pare choc avant par des fanons, au nombre de 10, évidemment également généreusement chromés.

Après deux années de suite à apporter des changements tape-à-l’oeil aux carrosseries, les styliciens prirent congé, en 1951.  L’une des améliorations parmi les plus bénéfiques fut le fait que les dix fanons chromés, bien qu’encore présents, avaient pris des dimensions plus raisonnables.  Ils avaient été remplacés par vingt-cinq tubes chromés et avaient été reculés à l’intérieur de la calandre.  Ainsi, le devant de la voiture ne ressemblait plus à une tête de morse.  Par contre, les hublots, en place sur les côtés des ailes, depuis 1949, étaient toujours présents, et le seront jusqu’en 1968, sur certains modèles.  Mais, de forme rectangulaire.

Pour la deuxième année, consécutive, un record de ventes fut battu, avec la production de 588 539 Buick.  La production annuelle se chiffra à 552 827 véhicules, soit 8,2 % de la production nord-américaine totale.

La Série Special, dont fait parti notre vedette, qui appartient à M. Ian Myers, qui l’a restaurée lui-même, continua à être subdivisés en deux séries, soit la Special et la Special De Luxe.  Au cours de l’année, une troisième Série, nommée Custom Special Serie 44 fut présentée.  Son apparence était semblable à celle des autres Special.  La différence majeure, qui la distinguait, était que la carrosserie, qui l’habillait, était celle de la Super, qui était légèrement plus grosse. 

 

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