BUICK MASTER SIX 26-50 1926

Ecrit par René St-Cyr | 2012-10-04

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Comme c’était la coutume, à l’époque des années vingt, les présentations au public, de nouvelles automobiles, se faisaient au cours de la saison estivale. Chez Buick, on ne faisait pas exception à la règle. Donc, le 31 juillet 1925, les Buick 1926 étaient présentées à la presse, avec beaucoup de fanfares. La réception de ces nouvelles Buick fut très positive. Sans le savoir, les employés de Buick, des dirigeants, aux ouvriers peinant sur les chaines de montage, jusqu’aux concessionnaires, se préparaient à vivre une année fort occupée. La Buick 1926 se dirigeait vers des records de ventes qu’elle n’avait jamais atteints depuis le début de son histoire. Quand la production de la Buick 1926 se termina, à la fin du calendrier de production, 266 753 Buick avaient trouvé preneurs. Chez Buick, l’année se termina donc avec une longue séance d’auto gratulation, sur un fond de fort sentiment de contentement de soi.

Après la Première Guerre mondiale, les automobiles connurent une période de mise au point de nouveaux mécanismes sophistiqués, comme le démarreur électrique, les carrosseries fermées, les freins au quatre roues, les feux d’arrêt, les essuie-glaces, des moteurs mieux équilibrés et une foule de raffinements, qui rendirent les voitures plus fiables et plus agréables à conduire. L’amélioration des automobiles avait comme répercussion d’augmenter la demande, forçant ainsi les constructeurs à trouver des procédés leur permettant de construire les voitures plus rapidement, afin de répondre à la demande. C’est cette pression qui motiva Henry Ford à inventer la chaine de montage. Car à cette époque, la saturation du marché était, pour le monde de l’automobile, un concept abstrait que personne ne pouvait imaginer. Ceux qui osaient soulever cette possibilité étaient rapidement rabroués, en étant traités de cassandres, d’alarmistes et de défaitistes. Par contre, en mettant de plus en plus de voitures sur le marché, la concurrence entre les marques devenait de plus en plus vive, forçant ces derniers à produire des autos mieux construites, plus fiables, avec un prix de vente plus alléchant. Par ailleurs, cela permettait également aux acheteurs de devenir plus difficiles à satisfaire. Ils pouvaient pousser l’audace jusqu’à demander plus de puissance, des carrosseries avec un dessin plus beau, une meilleure qualité de fabrication, afin d’avoir en fin de compte un véhicule ayant plus de valeur.

Il eut plusieurs raisons pour provoquer l’engouement des acheteurs de la Buick 1926. Sa nouvelle carrosserie était bien dessinée, son moteur offrait de bonnes prestations et sans doute le plus important, ses prix de vente avaient subi des diminutions se chiffrant entre cinquante et cinq-cents dollars, par rapport à ceux de l’année précédente. Pour une foule de clients, ces aubaines faisaient voir l’achat d’une voiture, sous une nouvelle perspective. Ils ne se demandaient plus s’ils avaient les moyens de s’acheter une auto. Ils se demandaient plutôt s’ils avaient les moyens de ne pas s’acheter une Buick. Les ventes des nouvelles Buick 1926 décolèrent rapidement et se sont maintenus à un rythme élevé, tout au long de l’année, tant et si bien qu’elles permirent à la marque Buick de se classer au troisième rang du palmarès de ventes, dépassant dans le processus les marques Hudson-Essex, Willys-Overland et Dodge. La puissance des moteurs des deux Séries, la Standard Six et la Master Six, fut augmentée. Cette augmentation de la puissance résultait d’un accroissement de leur alésage. La Standard Six obtenait alors un alésage de 3 3/8’’ et une course de 4 1/2’’, pour une cylindrée de 207 p. c. pour une puissance de 60 ch. La Master Six, quant à elle, avait un alésage de 3,5 et une course de 4,75, pour une cylindrée de 274 p. c. et une puissance de 75 ch. Les deux moteurs étaient alimentés par des carburateurs Marvel, équipés de filtres à air, pour la première fois. Le démarreur/générateur avait été remplacé par un générateur et un démarreur, séparés. Le châssis était lubrifié à l’aide de graisseurs Zerk.

La calandre, le capot et l’auvent avaient conservé le même dessin, sauf que les arêtes de la calandre étaient plus rondes. La carrosserie était décorée de deux baguettes de flanc, encadrant les poignées de porte. Les phares avant étaient identiques. Ils étaient fixés sur une barre perpendiculaire fixée sur les ailes. Les autres innovations étaient le commutateur des phares qui était fixé à la colonne de direction et de nouvelles garnitures de frein en une seule pièce. Les freins étaient aux quatre roues, à commandes mécaniques. Le frein d’urgence, de type interne, était sur les roues arrière seulement. Sur la Série Standard, l’empattement demeurait à 114,5 pouces, mais les pneus utilisés étaient de 6,00 X 21’’. Toutefois, le nombre de versions offertes sur la Standard passait de neuf à seulement six. Les intérieurs de la Standard Six étaient confectionnés en drap de laine grise. Ce tissu fut toutefois abandonné au cours de l’année, comme suite aux plaintes des propriétaires, qui le trouvaient trop abrasif pour leur tendre épiderme. Les garnitures de la Master Six étaient confectionnées en mohair brun ou gris. La Master Six continuait d’utiliser les empattements de 120 et 128 pouces, montés également sur des pneus 6,00 X 21’’. Le nombre de versions offertes sur la Master Six fut également diminué, passant de seize à dix. L’équipement de base de toutes les Buick incluait un compteur de vitesse, un ampèremètre, une serrure sur la transmission, un essuie-glace, un support pour la roue de secours, un rétroviseur, un pare-soleil et un parebrise ouvrant, pour la ventilation et un plafonnier, sur les berlines. À ces équipements, s’ajoutaient à celui de la Master Six un Motomaster, pour indiquer la température de l’eau du radiateur, des amortisseurs à l’avant, des plaquettes chromées sur les marchepieds, une horloge, un allume-cigarette, une chaufferette et pour Madame, une mallette de cosmétiques. Notre vedette, qui appartient à M. Laurent Lalonde a été produite en ce temps faste, pour la marque Buick. Elle fait encore le bonheur de son propriétaire, quand il participe aux activités du Club VACM.  

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