BUICK ROADMASTER 1950 - 52

Ecrit par René St-Cyr | 2018-06-30

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Soupapes en tête, en tête des valeurs. Voilà le slogan que Buick utilisait, en 1950, et ce, malgré le fait que la plupart des marques  américaines étaient déjà converties à utiliser des moteurs à soupapes en tête.  Les soupapes latérales étaient devenues  l’exception. Buick n’assumait donc plus le rôle de chef de file, à ce niveau.

En 1947, Chevrolet, Buick et Nash étaient les seules marques à offrir cette configuration des soupapes.  À la fin des années cinquante, toutes les marques, sauf quelques exceptions, l’offraient.

Roadmaster, voilà un nom qui en imposait  pour nommer une automobile.  Il fut utilisé, la première fois, en 1936.  Il a été utilisé, jusqu’en 1959.  Ce nom convenait parfaitement pour identifier la Buick haut de gamme.  Elle se situait, dans la gamme, là où la Cadillac débutait.  Le segment du marché visé était celui qui regroupait la clientèle composée par les professionnels, médecins, notaires, avocats, etc. Qui n’étaient pas encore assez fortunée pour se procurer une Cadillac.  Buick offrait à cette clientèle un style flamboyant, du moins, plus flamboyant que celui offert par les autres Divisions, chez General Motors.  En plus de ce luxe, Buick offrait un nouveau dessin et de nouvelles idées, telles que les quatre petits hublots sur les ailes, la calandre en cascade, que certains méchants comparaient à des fanons de baleines.  Un nouvel emblème sur le capot et une nouvelle ligne du toit.

En réalité, ces changements dataient de 1949.  Ils avaient permis à Buick d’augmenter ses ventes d’environ 50 %, puis de les doubler, en 1950.  En ses jours heureux, la Roademaster représentait le style de voiture que l’Amérique voulait posséder et acheter.

À cette époque, les changements annuels étaient pratiquement une religion.  Le dessinateur Ned Nicole s’y consacra de la manière habituelle, en ajoutant du chrome, ce qui eut pour effet de diluer le dessin original de 1949, qui était le premier dessin vraiment nouveau, depuis la fin de la guerre.  La calandre descendait plus bas que le parechoc, en 1950.  Ce nouveau dessin fut difficilement accepté, même par les inconditionnelles de la marque Buick.  Ainsi, la calandre fut moins imposante, sur les modèles de l’année 1851. Le dessin des Buick au cours de ces années était indissociable des fameux hublots, sur le côté des ailes.

Ils les allongèrent. Ils les arrondissent. Ils les chromèrent. Les enlevèrent, pour les remplacer, l’année suivante.  Ils faisaient partie de la tradition, depuis 1949.  Le dessin original, fut inspiré de celui du célèbre avion de combat Lockheed P-38, dont ils avaient retenu la rondeur du fuselage, la calandre massive et les ailerons arrière, placés à la verticale.

Les premiers ailerons vraiment prononcés faisaient leur apparition, chez Buick, en 1952, soit quelques années avant ceux dessinés par le stylicien Vigil Exner, oeuvrant chez Chrysler.  À la même époque, Ned Nickles avait eu l’idée saugrenue de fixer des lumières de couleur, à l’intérieur des hublots.  Ces dernières étaient branchées, sur les bougies d’allumage.  Elles s’allumaient donc en séquence, en suivant l’ordre d’allumage du moteur.  Le plus drôle, fut que quelques gestionnaires, chez Buick restèrent béats d’admiration devant ces huit petites lumières qui illuminaient, en séquence, l’intérieure des hublots.  Il fallut de peu que ce gadget se retrouve, sur la chaine de production, en tant qu’équipement de base, sur la Roadmaster.  Ce fait ne doit pas nous faire percevoir cette voiture comme n’étant que frou-frou et colifichet.  Au contraire, il s’agissait d’une automobile sérieuse, construite avec intégrité, où se retrouvait un niveau de qualité et de durabilité, qui toutefois,  diminueraient dangereusement, vers 1955, pour ne remonter à un niveau acceptable que vers la fin des années 80.

À cette époque, les autos américaines avaient plus d’acier, seulement dans leur tableau de bord, que la quantité nécessaire à construire une Honda, aujourd’hui.

Le capot et les portières d’une auto des années cinquante se fermaient, en produisant le même son qu’une porte de voute.

Ces voitures étaient peut-être assemblées sans tout le soin requis, mais il n’en demeure pas moins qu’elles avaient la solidité d’un char d’assaut.  C’est encore la perception que nous en avons, encore, aujourd’hui.

De 1950 à 1952, la Roadmaster était offerte en format berline 4 portes, Riviera, à toit rigide, deux portières et décapotable et familiale.  Cette familiale était généreusement décorée de panneaux de bois naturel, du devant à l’arrière.  En 1950, une version DeLuxe de la Riviera et de la berline furent offertes.  Ces versions coupées furent rapidement abandonnées, à cause des ventes qui ne se chiffrèrent qu’à seulement 2 969 exemplaires.  Ce modèle est donc très recherché aujourd’hui par les collectionneurs.

Ces Buick représentaient les dernières Buick à avoir été motorisées par le vénérable moteur huit cylindres, en ligne, à soupapes en tête, qui continuait à vaillamment à produire des chevaux-vapeur, pour les Roadmasters.  Ce moteur se retrouvait, pour la dernière fois, sur la Buick Spécial, en 1953.  À partir de 1954, toutes les Buick étaient motorisées par le nouveau V-8.

La Roadmaster décapotable, en version finale se vendait 4 000, $ ce qui se converti en dollars d’aujourd’hui à environ 40 000. $.  Les jeunes de cette époque reconnaissaient une Roadmaster, d’un seul coup d’oeil, sachant très bien qu’elle était la seule à afficher quatre hublots.  La Special et la Super, n’en avaient que trois.

 

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